MY CHEMICAL ROMANCE
« Tout commença en hiver, j'avais 7 ans ou peut-être la demie, je ne me souviens plus très bien. Il neigeait énormément, la nuit commençait à tomber mais j'étais toujours dehors. Oui, j'étais dehors sans de protections, sans parents pour me surveiller mais je m'amusais comme un petit fou... Je m'amusais énormément, bien qu'il n'y ai rien de drôle à faire dans un bonhomme de neige, quelque peu disproportionné mais j'étais petit, c'est tout à fait normal. Je rentrais vite dans le chalet qui était pour moi, ma maison, celle où j'allais à chaque vacances d'hiver. C'était toujours là que mes grands-parents m'emmenaient quand nous allions à la neige, oui, j'ai bien dit mes grands-parents, je n'avais déjà plus de parents à cet âge là, mon père avait apparemment été assassiné lorsqu'il y avait eu une prise d'otage à la Banque où il allait faire un dépôt ce jour là, du moins, c'est ce qu'on m'a raconté, et ma mère, elle, a sombré pendant quelques mois dans la déespoir jusqu'au jour où, ne pouvant plus supporté sa vie à nous élever, moi et mon frère, seule, elle se suicida en sautant de la fenêtre de notre appartement à Washighton D.C. ; Ah, je n'ai toujours pas parlé de mon frère, Mikey, oui. Eh bien, c'était mon petit frère, la personne qui comptait le plus pour moi mais étant petits, nous nous chamaillons énormément, à vrai dire, comme beaucoup de frères le font entre-eux. Donc nos grands-parents, du côté paternel, nous ont recueillis dans leur petite maison du New Jersey.
Bref, j'ai beaucoup parlé de ma vie mais revenons au sujet principal... Oui donc, je disais, je rentrais dans le chalet pour aller chercher une carotte, des olives, un chapeau et une écharpe, l'attirail typique d'un bonhomme de neige. Lorsque je ressortis, je couru en direction de la sculpture de glace et m'apprêtais à poser les objets quand des bruits de pas retentirent, certes, pas très forts mais imaginez-vous le bruit des chaussures qui craquent sous l'effet de l'épaisse neige et j'étais petit, notez bien que lorsqu'on est jeune, les sens sont plus développés. J'étais très curieux, très très curieux. J'avais donc posé mes affaires sur le sol et me dirigeais en direction des pas que j'avais entendu quelques secondes avant, j'étais léger, je ne faisais pas de bruits. J'avais aperçu les traces au sol, face à la stupidité que j'avais fais part, j'avais suivi les pas inscrits au sol. Au bout de 5 minutes, je me retrouvais devant une sorte de caverne bloquée par un énorme trou. Les personnes adultes auraient eu du mal à y passer mais moi, j'étais petit, frêle, insouciant, je passai la barrière de pierre lorsqu'au fond de la grotte, une lampe de poche s'était allumée. Je ne mesurais pas l'ampleur du danger, je laissais l'ombre grandir, s'approcher de plus en plus de moi. Puis quand je vis le visage inhumain de la "personne" qui venait vers moi, je parcourus d'un frisson dans la nuque mais ce n'était pas de la peur, plutôt de l'excitation... Je ne savais pas ce que c'était exactement : un homme ou un chien ? La créature s'était élancée, sauta puis me plaqua au sol, je vis alors son visage de près, c'était un visage d'homme, d'être humain mais avec un regard animal, féroce et des dents comme des crocs et je fus émerveillé, j'en rencontrais enfin un ! Un Loup-Garou ! Depuis petit, j'ai toujours cru aux contes de fées, aux anges, aux démons, à toutes ces créatures qui sortent de l'ordinaire même si les grandes personnes me disaient toujours «Gerard, ces créatures n'existent pas !» mais restant enfermé dans mon monde, j'y croyais dur comme fer. J'avais lu beaucoup de choses au sujet des créatures qui n'existaient soi-disant pas, mes grands-parents disaient même que je lisais trop pour mon âge. Je ne repoussais pas la bête, ce qui l'étonna alors il me renifla, puis dit d'une voix rauque comme s'il n'avait parlé à personne depuis des décennies...
«Viande fraiche, dans un murmure presque inaudible, ce soir c'est la Plaine Lune, petit, veux-tu en être ?»
Je ne comprenais pas ce qu'il disait, alors je le fis répéter, il utilisa un langage approprié aux personnes qui aurait eu mon âge en cet instant précis. Mes yeux s'étaient illuminés, moi, un Loup-Garou ? Je clignais des yeux pour voir si je ne rêvais pas, puis je lui avais répondu que j'allais y réfléchir...
«Très bien, alors si tu es d'accord, reviens ici à 23h50 tapante sinon motus et bouche cousue!»
Il était déjà 18 heures, je courrais pour rentrer au chalet puis je mettais allongé sur mon lit et j'entendis la voix de mon frère, Mikey, qui avait 5 ans, retentir d'au-dessus de ma tête, évidemment, nous sommes en lit superposé.
«Gerard, dis, tu as mis du temps à rentrer !»
Je répondis que j'avais vu un Loup-Garou, un vrai, en personne et que ce soir j'irais le voir et en deviendrais un... Bon, bien sûr, je n'étais pas sûr de ce que j'affirmais mais je voulais impressionner mon petit frère qui, lui, me croyait toujours, moi et mes histoires un peu louf-dingues... Nous dinâmes une heure plus tard puis après, Mémé Helena et Pépé Viktor nous ont mis au lit. 23h40 s'afficha sur ma montre, j'avais déjà enfilé mon pantalon, mes bottes et un pull et j'étais en train de fermer les boutons d'argent de ma cape avec le plus de discrétion possible mais j'entendis la voix de Mikey, toujours de son baldaquin, il me demanda si lui aussi pouvait venir. Hésitant quelques instants, je finis par accepter. Nous sortîmes de la maison de bois en silence et allèrent en direction du bonhomme de neige.
«Maintenant il suffit plus que de suivre les traces !, avais-je dis»
Mais malheureusement, les traces n'y étaient plus, oui, la neige avait tout recouvert. Je m'étais sentis perplexe. Je me dirigeais alors là où il me sembler avoir été la caverne, je n'étais pas vraiment sûr mais je ne voulais pas laisser paraître que nous étions perdu à mon frère...
Après une bonne dizaine de minutes, nous étions enfin devant la grotte mais elle s'avéra vide, nous commencions à nous inquiéter lorsqu'au loin, j'entendis le hurlement à la mort d'un chien mais je compris que c'était l'homme/loup qui s'était transformé, nous ressortîmes de la caverne et je regardai au ciel, c'était bel et bien la pleine lune. Je n'aurais jamais pû dire ce que je ressentais dans l'instant présent : peur, culpabilité, excitation ? Je ne savais pas si nous devions repartir vite à l'abri de la créature qui rodait dans les parages ou plutôt, aller la chercher et se faire mordre ? J'étais comme déconnecté du monde extérieure, je sentais Mikey me tirer sur le bras mais je ne réagissais pas, je ne savais pas quoi faire... Puis quand je sentis une respiration chaude dans mon coup, soudain, je sortis de mes pensées. Je m'étais retourné lentement, par l'appréhension de ce que j'allais voir... C'était bien le loup, Mikey se tenait derrière moi, effrayé par la bête immonde. D'après les livres, c'était plutôt une sorte de chien marchant sur ses pieds mais assez beau à voir, là c'était plutôt une sorte de... je ne sais pas trop comment décrire, une sorte de chien humain, imberbe, avec dans le regard toute la méchanceté du monde. Puis instinctivement, j'ai crié quelque chose comme «Mikey cours !» ou «Mikey, sauve-toi !» et nous avons dévalé la colline qui avait pour sommet la caverne. Nous avions fait la moitié du chemin quand j'entendis mon petit frère pousser un cri, je me retournai immédiatement et vis que le Loup-Garou l'avait rattrapé et qu'il l'avait mordu au bras. Mikey saignait atrocement...
«Lutter contre un Loup-Garou, lutter contre un Loup-Garou... Ahh... Euh... Ah le pire c'est que je l'ai lu, vite Gerard, active-toi !, pensais-je»
Puis je me rappelais soudain, pour anéantir un homme/loup, il fallait soit de l'eau bénite, soit des balles d'argent... Je ne savais pas quoi faire, je regardais ma chaîne, ça avait de plaqué or. Puis je fis tomber une olive qui avait du rester dans ma poche, je regardai au sol puis je vis les boutons argent de la cape. J'en déchirai plusieurs tant bien que de mal et les lançai sur la bête qui s'immobilisa immédiatement pétrifié sur le sol. J'accourus au près de Mikey qui saignait abondamment. Je le relevais et je fis le plus vite possible pour rentrer au chalet en étant sa béquille. Une énorme culpabilité s'emparait de moi, un peu plus, à chaque pas de plus que je faisais...
«C'est ma faute, c'est ma faute s'il va devenir ce qu'il est..., me disais-je»
Quand on arriva sur le perron, j'ouvris la porte et le fis allonger sur le canapé devant le feu, je courrais dans la chambre des grands-parents, quand j'étais arriver dans la chambre, je les vis dormir paisiblement mais je les réveillai brusquement, j'avais crié puis les avais secoué... J'étais affolé.
Après avoir été aux urgences, écouté les conseils d'un médecin («Je crains, malheureusement, qu'il sera plus grand, un véritable Loup-Garou, hésitait-il à affirmer»), puis ensuite se faire traîté de tous les noms et être puni de télé pendant 2 mois, je pouvais enfin me reposer. Je regardais fixement la télévision posée dans la salon en me disant que je ne pourrais plus appuyer sur le bouton pendant 8 longues semaines, mais peu importe, je l'avais mérité, c'est évident. Jamais de toute ma vie je m'étais senti aussi mal vis à vis de ce que j'avais fais, j'avais entraîné mon petit frère à l'abattoir, c'était presque ça. Comment avais-je pû ? Je n'en sais rien, j'étais aveuglé, voilà tout.
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Alors impressions ? Perso, je doute énormément... -_-' (xDD) Je le trouve énormément plate, enfin, pas d'actions quoi... J'espère, évidemment, que ça vous plaît xD C'est la première fois que j'écris un épisode aussi long... xD Bref, voilà. *Hug* Bises à vous tous. ^____^
PS : Et bien, Je pense que je vais bruler en enfer, tout le monde brule la maison. - House of Wolves <3 x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x _ x
MY CHEMICAL ROMANCE